EFFLUCHAI, L’ÉPURATION PAR LIT PLANTÉ DE ROSEAUX À UN PRIX ACCESSIBLE
« Nous avons cherché la meilleure solution pour nos effluents pendant trois ans, et l’Effluchai nous est apparu comme le compromis idéal entre le prix, la praticité et l’efficacité », retrace Julien Hescotte, maître de chai du domaine Grand Boise, dans les Bouches-du-Rhône.
Déjà partenaires sur les projets de traitement de l’eau, les entreprises Clairéo et Adequabio ont codéveloppé cette solution en réunissant le meilleur de leurs atouts technologiques.
La première société est en effet spécialisée dans le traitement des effluents de chai par aération et lit planté de roseaux, tandis que la deuxième l’est dans la gestion des effluents phytosanitaires par dégradation bactérienne grâce à son process Phytobarre.
Les deux « Le système originel de Clairéo est performant mais revient cher pour une petite exploitation, explique Daniel Garcia, gérant d’Adequabio. De mon côté j’ai une solution compacte et économique, mais non adaptée aux chais. Nous avons donc fait rentrer le processus de Clairéo dans des modules Phytobarre ! » Effluchai était né.
Les bassins d’Adequabio sont des structures légères en profilé métallique sur lesquelles on vient poser une bâche en polypropylène (liner). Ces modules sont standardisés et fabriqués en série, ce qui permet d’optimiser les coûts, et déclinés en deux tailles : 9 m’ pour 9 m3 et 20 m’ pour 14 m’.
« Effluchai est étudié pour des domaines produisant entre 150 et 200 m’ d’effluents vinicoles par an, ce qui correspond à environ 1500 hectolitres de vin », détaille Daniel Garcia.
Le système se compose de quatre modules en série, dans lesquels passent tour à tour les effluents vinicoles.
Les deux premiers sont équipés de microbulleurs pour favoriser la minéralisation de la matière organique par les micro-organismes aérobies.
Les deux autres sont remplis de gravier et de sable dans lesquels poussent des roseaux qui achèvent la filtration et consomment la matière minérale.
En sortie, l’eau est conforme aux normes de rejet en milieu naturel.
« Tout est automatisé, il n’y a pas grand-chose à faire, apprécie Julien Hescotte. Et en même temps le système reste globalement basique, c’est ce qui me plaît. Pour notre première campagne de vinification nous n’avons pas eu de problème, c’est confortable. »
Aucuns travaux de terrassement à prévoir
L’argument massue de l’Effluchai est la facilité d’installation : pas de terrassement, une dalle de 130 m suffit.
De plus, comme tout est hors-sol, il est beaucoup plus facile d’intervenir sur le système.
« Cette solution revient entre 40000 et 50000 euros, alors qu’il faudrait compter 80000 à 90000 euros pour un système équivalent traditionnel », avance Daniel Garcia.
Source : Réussir Vigne

